Sept nouveaux membres du corps professoral

Nicola Marzari
Professeur ordinaire
IMX
   
Camille-Sophie Brès
PATT
IEL
Andreas Burg
PATT
IEL
Colin Jones
PATT
IGM
Stéphanie Lacour
PATT
IMT
Sylvie Roke
PATT
IBI
Julia Jacobi Chair
Alex
Spadoni

PATT
IGM

C’est avec grand plaisir que la STI se prépare à accueillir sept nouveaux membres du corps professoral, qui se joindront à nous en 2011.

Nicola Marzari étudie à l’Università degli Studi di Trieste et obtient, en 1992, un laurea en physique. Il continue ses études à l’Université de Cambridge en Angleterre et, en 1996, il défend avec succès une thèse de docteur ès sciences en physique sur le thème du calcul ab initio de la dynamique moléculaire des systèmes métalliques. Il fait de la recherche à l’Université Rutgers, George Mason, le Naval Research Laboratory à Washington DC et l’Université de Princeton. En 2001, il est nommé professeur assistant en science des matériaux numériques au Massachusetts Institute of Technology. Promu au rang de professeur associé en 2005, il est nommé, en 2009, titulaire de la Toyota Chair of Materials Engineering. Il obtient la Statutory Chair of Materials Modeling et la position de directeur du Materials Modeling Laboratory à l’Université d’Oxford en Angleterre.

Nicola Marzari s’intéresse au développement et l’application de méthodologies de simulation numérique des matériaux à l’échelle atomique. Se basant sur de fortes composantes mathématiques, physiques et chimiques, ses projets de recherche ont pour but l’analyse des propriétés complexes des matériaux en ingénierie, ainsi que leur prédiction en vue de la conception de matériaux nouveaux.

Nicola Marzari se joindra à l’Institut des sciences et génie des matériaux as Full Professor.

Ayant obtenu un diplà´me et un Master de l’University of British Columbia au Canada en 2001, Colin Jones poursuit ses études à l’University of Cambridge en Angleterre et, en 2005, il défend une thèse de docteur ès science sur le thème des outils polyédriques pour les systèmes de commande. Depuis 2006 il est membre de l’Institut d’automatique à l’EPFZ. Il a également travaillé pour McKinsey & Company, et est cofondateur de la société spin-off « Apex Optimization ».

Les activités de recherche de Colin Jones dans le domaine de la commande par optimisation sont fondées sur un équilibre harmonieux entre les aspects théoriques, le développement d’algorithmes pratiques, ainsi que leur application dans un contexte industriel. Il a réalisé des percées scientifiques importantes, par exemple, dans le domaine de la commande prédictive (MPC) en temps réel et sur l’amélioration de l’efficacité des calculs géométriques spécifiques à la commande sous contrainte. Colin Jones a également démontré l’utilisation pratique de ses algorithmes innovants pour diverses applications, telles que la réduction de la consommation énergétique des bà¢timents et la gestion optimale des employés dans des points de vente.

Colin Jones se joindra à l’Institut de génie mécanique en tant que professeur assistant tenure track

Stéphanie Lacour est diplà´mée de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon, elle a également entrepris des recherches sur l’électronique en couches minces sur des substrats polymères et de l’électronique étirable à l’Université Princeton, NJ entre 2001 et 2005. Elle a reà§u le Prix des jeunes innovateurs, TR35, du MIT Technology Review en 2006. Après un travail post-doctoral à l’Université de Princeton, Prof Lacour a pris un poste de gestionnaire de projet de recherche à l’Université de Cambridge en Angleterre, responsable d’un projet de création d’implants que les chirurgiens pourraient utiliser pour réparer les nerfs sectionnés lors d’un accident. En Octobre 2007, elle a reà§u un "Fellowship" de la Royal Society et, depuis, a été à la tête du Stretchable Bioelectronics groupe au Nanoscience Centre de Cambridge.

Prof Lacour est intéressée par la recherche interdisciplinaire en vu d’intégrer des fonctions électroniques, de transduction, ainsi que biologiques sur des substrats souples et conformes. Elle a révolutionné le développement des dispositifs semi-conducteurs qui peuvent s’étirer tout en conservant leurs propriétés électroniques. Prof Lacour espère mettre au point des dispositifs qui peuvent être portés, comme la peau, et transmettre en temps réel des informations biologiques pour la surveillance à distance, l’administration du médicament et même imiter les voies nerveuses entre le cerveau et les prothèses. Les électrodes métalliques classiques sont 100 millions de fois plus rigides que le tissu cérébral. Les électrodes du Prof Lacour correspondent beaucoup mieux à l’élasticité du tissu cérébral, potentiellement réduisant les risques de dommages.

Stéphanie Lacour se joindra officiellement à l’Institut de microtechnique comme professeure assistant tenure track.

Alessandro Spadoni a obtenu un diplà´me de génie aérospatial et un Master du Georgia Institute of Technology aux Etats-Unis. Poursuivant ses études dans la même institution, il défend avec succès, en 2008, une thèse de docteur ès science sur le thème de l’application de matériaux cellulaires chiraux à la conception de composants innovants. Il travaille ensuite comme post-doc au Graduate Aerospace Laboratories du California Institute of Technology aux Etats-Unis. En 2007, il est visiteur scientifique pendant 4 mois au Politecnico di Milano en Italie.

Le plan de recherche d’Alessandro Spadoni est basé sur l’utilisation des structures et méta-matériaux de topologie avancée pour des applications multi physiques couplées. Il envisage d’étendre ses études sur la propagation d’ondes dans des méta-matériaux, sur l’interface entre des matériaux disparates et le phénomène associé de la résonance de surface, ainsi que sur les propriétés des méta-materiaux phonique, photonique et thermoélectrique. Ses activités de recherches, tant sur le plan théorique que computationnelle devraient donner lieu à diverses collaborations intra- et inter-facultaires.

Alessandro Spadoni se joindra à l’Institut de génie mécanique en tant que professeur assistant tenure track

Sylvie Roke obtient, en 2000, des diplà´mes en chimie et en physique expérimentale de l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas. Elle poursuit ses études à l’Institut de chimie de l’Université de Leiden, o๠elle défend avec succès, en 2004, une thèse de docteur ès sciences sur le thème de l’optique non-linéaire aux interfaces. Elle est engagée, durant 6 mois, comme post-doc au FOM-Instituut voor Plasmafysica Rijnhuizen à Nieuwegein, puis pendant 6 mois en tant qu’Alexander von Humboldt Fellow à l’Université de Heidelberg en Allemagne. Depuis fin 2007, elle est cheffe de groupe au Max-Planck-Institut für Metallforschung à Stuttgart.

Le travail de recherche de Sylvie Roke est transdisciplinaire, incorporant des éléments importants de l’optique, des matériaux, de bioingénierie et de génie biomédical. Ses activités reposent sur l’utilisation de techniques optiques novatrices pour l’amélioration drastique de nos connaissances fondamentales des systèmes biologiques ; elles ont pour but d’apporter des mesures quantitatives au niveau microscopique afin d’aborder des problèmes médicaux d’extrême importance. Son expérience ouvre des possibilités prometteuses pour le développement de nouvelles technologies, en collaboration avec d’autres laboratoires de l’EPFL, ainsi qu’avec les hà´pitaux universitaires de la région lémanique.

Sylvie Roke se joindra à l’Institut interfacultaire de bioingénierie comme professeure assistante tenure track, en tant que Dr. "Julia Jacobi Chair of Photomedicine".

Camille-Sophie Brès obtient en 2002 un diplà´me en génie électrique de McGill University, Montréal, Canada. Elle poursuit ses études au Department of Electrical Engineering à la Princeton University, USA, o๠elle obtient son Master en 2004. En 2007, elle défend dans la même institution une thèse de docteur ès science sur le thème de la conception, démonstration et analyse de l’accès multiple par répartition en code (CDMA) optique. Elle est actuellement assistante de recherche au Department of Electrical and Computer Engineering de l’University of California, San Diego, USA.

Le plan de recherche de Camille-Sophie Brès se concentre sur l’extension des connaissances de base du comportement de la signalisation ultra-rapide dans la matière non linéaire qui ouvrirait des opportunités à de multiples applications. Elle continuera ses activités sur l’analyse avancée de processeurs ultra-rapides et effectuera des recherches sur le développement et l’utilisation des sources de lumière au delà du bande utilisé actuellement pour les télécommunications.

Camille-Sophie Brès se joindra à l’EPFL comme professeure assistant tenure track de l’Institut de génie électrique et électronique.

Andreas Burg obtient, en 2000, un diplà´me en génie électrique de l’EPFZ. Il continue ses études dans la Laboratoire des systèmes intégrés de la même institution o๠il défend, en 2006, une thèse de docteur ès science sur le thème des circuits intégrés à très grande échelle (VLSI) pour des systèmes de communication d’entrées multiples, sorties multiples (MIMO). Pendant ses études, il est visiteur scientifique durant trois périodes de 3 à 6 mois aux Bell Labs – Lucent Technologies à Holmdel aux Etats-Unis. En 2007, il est co-fondateur de la société Celestrius Inc., spécialisé dans les applications industrielles des systèmes de communication sans fils par MIMO. De 2007 à 2009, il travaille comme post-doc à l’ETH Zürich et conjointement comme directeur VLSI de Celestrius Inc. En 2009, il obtient le soutien du Fonds national suisse comme professeur boursier et chef du groupe de circuits et systèmes pour le traitement de signaux au sein du Laboratoire des systèmes intégrés à l’EPFZ.

Le plan de recherche d’Andreas Burg vise des défis globaux tels que la conception de systèmes, l’optimisation d’algorithmes pour le traitement des signaux, le développement pratique d’implémentations VSLI efficaces des composants critiques, ainsi que les démonstrateurs de caractérisation de performance dans des conditions réelles. Ces recherches seront axées sur l’étude des systèmes de communication sans fil, multi antennes et de haute performance, des circuits et systèmes microélectroniques pour la communication à haut débit, et des circuits et systèmes de communication de faible consommation.

Andreas Burg se joindra à l’Institut de génie électrique et électronique en tant que professeur assistant tenure track.